Louis-Ferdinand Céline : grand écrivain français


-- Vous vous dites en somme chroniquer?-- Ni plus ni moins!...
                                                       [Nord L-F Céline]

Pour avoir un tableau complet d’un homme il faut tout considérer, ses contradictions aussi, une tâche formidable lorsqu’il s’agit de l’écrivain français Louis-Ferdinand Céline, homme à la fois de droite et de gauche, pacifiste qui s’est engagé volontairement à deux réprises, et philosphe et pamphlétaire sans aucun message à déliverer.

Céline est devenu célèbre en 1932, l’année de la publication de son premier roman Voyage au bout de la nuit. A travers une langue virulente et plein de colère il raconte les aventures de son héros, un nommé Ferdinand Bardamu, de 1914 jusqu’au début des années 1930. A mesure que son voyage avance, d’abord à la guerre, qu’il considère une «vaste universelle moquerie», puis à la colonie de la Bambola-Bragamance, où il observe le fonctionnement pervers de l’administration coloniale, ensuite aux États-Unis, le royaume du roi Dollar, et enfin à Paris où il poursuit son métier de médecin dans la banlieue pauvre, Bardamu commence à se dégôuter des hommes, de leurs niaiseries et de leur monde. Il devient anarchiste, pacifise, pessimiste et misanthrope. Céline aussi, car il s’agit d’un roman autobiographique.


Dès le début le «Voyage» a connu un succès considerable, et Céline, en raison de sa diatribe contre la guerre «imperialiste», et sa dénonciation de la vie coloniale, est devenu l’enfant cheri de la gauche. Mais la liaison fut de courte durée et fut rompue irrévocablement  à la suite de la parution du pamphlet de Céline «Mea Culpa», écrit après une visite de l'écravain à l'Union sovietique en 1936, et dans lequel il dénonce le communisme soviétique, constatant que l'âme communiste ne s'exprimait nulle part en U.r.s.s.


L’immédiat avant-guerre a vu un autre aspect du caractère de Céline, celui de Céline l’antisémite. Et pendant l’occupation il a resté à Paris et même collaboré. Donc, à la libération, craignant pour sa vie, il passa en Allemagne et ensuite au Danemark. 

En 1950 il fut jugé par contumace par la Cours de Justice de Paris, les accusations visant des «actes de nature à nuire à la sûreté de l’État». Le verdict fut annoncé en février 1950 : 50 000 francs d’amende, confiscation des biens, un an de prison, et indignité à vie. Céline, qui resta au Danemark pendant le procès, fut amnisté en 1951 quand il retrouva la France.


Le 1er juillet 1961 Céline mourut d’une congestion cérébrale. Les années depuis sa mort ont vu la réhabilitation de sa réputation en tant que novateur littéraire, et malgré toutes ses déclarations politiques et sociales, on doit admettre qu’il y a du vrai dans sa déclaration d’être «Homme à style et non à idées».





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